Bruno Gatinet

ABOUT Bruno Gatinet

Le Temps défile, et à 18 ans à la suite de la disparition de deux amis dans la même semaine, les mots deviennent musique et s’enchainent et se poursuivent et se suivent

et se forment en proses et poésies.

 

Après un stage d’une semaine au cours Florent à Paris, je me retrouve expatrié en Allemagne.

 

Je découvre le théâtre à Munich avec Les Camaieux, Troupe classique française, et Elemec, Troupe moderne francophone. Un soir, je dessine la colonne vertébrale d’une soirée poésie et musique avec mes propres textes et des chansons françaises. 1ére représentation à Furstenfeldbruck « Poésies en scène » sur invitation de l’Association franco-allemande d’Eichenau et  de leur Président Ridha Djebali.

 

 

Bonjour mes amis..
Mon premier souvenir de scène se situe en Normandie au Château Gaillard en tant que danseur acteur sur la musique d’Un Américain à Paris de George Gerschwin. Je devais avoir 8 ans et ce fut merveilleux. 

Mon deuxième souvenir est la déclamation d’un poème que j’avais écrit et dont mon professeur de français m’aura accusé en pleine classe de ne pas l’avoir écrit moi même.


Cruel, sans aucun doute violent, mais un apprentissage d’une certaine forme de courage. Le courage de continuer quoiqu’il arrive.

 

 

Avec Guillaume Blondeau, Auteur Compositeur Interprète, rencontré sur les planches de théâtre munichoises, nous écrivons et réalisons nos propres chansons sous le nom de  BG2,  Nous avons en effet les mêmes initiales: BG. Concerts dans la rue, improvisations dans le train, récital au restaurant de la tour olympique, concert au Gasteig Black Box de Munich,  et ici et là, à La Haye aux Pays-Bas. Premiers pas dans la musique et l’écriture de chansons.

Parallèllement, la troupe allemande de théâtre Prosecco me propose aussi de jouer avec eux .

Au fil de ces belles découvertes artistiques, Stephanie Bachhuber du groupe Prosecco me propose un projet de Cabaret en allemand et en français en compagnie du pianiste et compositeur Taras Yachschenko. So oder so ist das Leben, toujours et encore la vie en rose.  L’apprentissage. Mais aussi l’écriture d’une chanson avec Taras Yachschenko, « A quoi ca sert? » Peu à peu j’apprends et je m’entraine pour des rencontres musicales qui se dévelepperont d’autant plus des années plus tard.

De rencontres en aventures, de l’une à l’autre, je quitte -sans vraiment quitter au fond de moi- Munich pour les Pays-Bas.

Un pari fou et surréaliste comme je les aime, un challenge incroyable, pour finalement, une formidable expérience de théâtre qui m’aura permis de découvrir et de jouer Lessing (Minna von Barnhelm) & Schnitzler (Liebelei), de rencontrer des amis formidables dont le photographe Peter-Paul Altmann mais aussi de participer à un festival de théâtre polonais-allemand lors duquel j’ai eu la chance de monter sur scène et de jouer avec un groupe polonais qui m’aura fait d’autant plus comprendre que l’invisible, les énergies, les connections, les connivences, les silences, les frissons, sont tout aussi précieux que les mots exprimés sur scène.

Très vite, je suis en contact avec des studios de casting, des créatifs, des gens qui  réalisent, des êtres passionnés et peu à peu de photo shootings pour Hema en drôle de cosmonaute, pour Philips Medicals USA dont je n’aurais finalement jamais vu la brochure, je passe à la figuration pour la TV et le cinéma (SL8N8, The Black book, Juliana) mais aussi pour la danse (NDT3), et à mes premières planches à La Haye, Amsterdam et à Rotterdam. (The washing room (théâtre/hetveemtheater/Amsterdam) Poezie op pootjes (De Regentes/DH), Mozaique (De Regentes/DH), Concours de la chanson de l‘Alliance française (Diligentia Theater/DH), Maritiem Museum (Rotterdam), Beelden aan Zee Museum (Scheveningen), De Badcuyp (Amsterdam).

Je prends dès lors contact avec  ceux dont la musique m’inspirent et leur demande si je peux enregistrer mes textes sur leurs musiques. Une fois le feu vert, je prenais contact avec un copain ingénieur du son hyper créatif, Steven Aerts, pour enregistrer.  Une fois, la chanson prête je la téléchargeais à mon tour sur le site de icompositions. C’était chouette. Quelquefois seulement, des compositeurs oubliaient ma participation et parlaient de « leur chanson ». 

C’était un peu idiot. Mais à chaque page de tournée nait une leçon.

Et puis, un jour, après avoir jouer le figurant auprès de Carice van Houten sur le set de Zwartboek (Paul Verhoeven), je suis invitè à remplacer un acteur belge pour donner la réplique notamment à Barry Atsma dans la série télévisée Van Gogh : een huis voor Vincent.  Un superbe souvenir grâce à International Native Casting qui m’aura permis également de devenir la voix française du Rijskmuseum et de rencontrer la formidable équipe des studios Big Orange. 

Un soir, je découvre par hasard le site web icompositions.com, forum international de musiciens, compositeurs, auteurs, interprètes.  L’écriture et l’inspiration reviennent en boucle au fur et à mesure que j’écoute des compositions de certains internautes.

L’un des compositeurs d’icompositions m’intrigue plus que les autres tant sa musique est cinématographique. Sa musique est très souvent comme un ruisseau pour mes mots.

Son nom est James Collin.  Je propose de le rencontrer dans sa ville de Chicago afin de voir si l’on pouvait travailler sur de nouveaux titres. Je n’ai pas été déçu de cette rencontre. Lors de mon premier séjour à Chicago, j’ai écrit dans ma chambre d’hôtel et dans les rues de Chicago 8 textes supplémentaires sur des morceaux que James m’avait confiés.

 

 

Chicago O Chicago, je reviendrai à Chicago.

 

Il y a 2 villes où je me sens comme y avoir déjà vécu, 2 villes où je me sens vraiment chez moi : Munich et Chicago. Jamais 2 sans 3, je suis curieux de la 3ème ville qui me donnera autant d’énergies que Munich et Chicago.

 

Ma curiosité et mon enthousiasme m’amènent à prendre contact avec le restaurant cabaret Le Cyrano dont le chef Didier nous autorise d’emblée à jouer dans son établissement.

Sa gentillesse et sa générosité nous auront permis de jouer, James et moi, à chacune de mes visites dans la ville du vent. Mes contacts auprès du Consulat général de France, notamment Nathalie, nous ont donné la chance de jouer au 1er Make Music Chicago, l’équivalent du Festival de la musique, et ce notamment sur la grande scène de Daley Plaza, une belle scène, un très beau souvenir.

 

James de son coté organisa une soirée à l’Elbo room de Chicago et quelques autres bars open mic’. C’était vraiment fun. Quelque temps après, nous avons produit notre album « Bruno & James », une belle et formidable réalisation. James viendra aussi en Europe ou nous avons joué notamment à La Haye (NL) et à Munich/Eichenau (DE).

Mes rencontres dans le monde des medias à Chicago sont multiples et magiques. Les 2 les plus marquantes sont Bill , W.T. Maxwell III, de www.Chicago3media.com et Waldemar Lada, Journaliste radio de radiowpna.com et accordéoniste.  Des amitiés sincères, franches et généreuses, d’excellents conseils.

En écrivant ces quelques lignes, je me rends compte qu’il y a encore bien plus à raconter sur mes expériences nord-américaines, à Chicago, à NYC et dans le nord de la Californie où j’avais suivi des cours à Dell’Arte  International , School of Physical Theater. J’y reviendrai sans doute un jour.

Actuellement, je suis des cours de chant auprès d’une merveilleuse artiste, soprane, et fantastique pédagogue, Michal Bitan. La voix est une aventure passionnante.

 

Une chose est certaine, mes aventures et réalisations artistiques se poursuivent et ne peuvent s’arrêter. En effet, il y aura toujours le plaisir de rencontrer, rassembler, créer ensemble, partager, apprendre, renouveler, recommencer, rencontrer, former de nouveaux puzzles.


Ainsi aujourd’hui, avec Robbrecht Van Cauwenberghe, (Accordéoniste et Pianiste) et Coraline Groen (Violoniste), deux formidables et talentueux musiciens du Conservatoire Royal de La Haye.

Bruno Gatinet